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Reconnue par le ministère de l'économie
comme entreprise artisanale

Ardoise naturelle

Son histoire

L’histoire de l’ardoise naturelle remonte au VIIIe siècle en France, dans la région d'Anjou, particulièrement riche en schiste ardoisier

Puis, l'ardoise naturelle, très résistante et d’une incomparable longévité, a été utilisée depuis le Moyen-Age dans les grandes demeures, les châteaux et même plus tard dans les maisons individuelles.

Sa provenance

Le schiste ardoisier a eu plusieurs provenances. En effet, il a été longtemps extrait des ardoisières situées en France et en Belgique mais de nos jours les carrières de schiste belges et françaises ne sont plus exploitées à cause de leur coût d'extraction trop onéreux.

Toutefois, si vous désirez voir la présentation et le fonctionnement des ardoisières de Warmifontaine (qui se situaient dans la région Wallonne en Belgique mais qui ont fermées en 2002), il vous suffit de cliquer sur le lien suivant :

http://www.culturaeuropa.be/patrimoine/les_ardoisieres_de_warmifontaine.html

Aujourd'hui, la plus grosse production mondiale d'ardoise naturelle se situe en Espagne mais il existe d’autres gisements dans le monde également exploités.

D'autres veines de schiste sont également existantes au Brésil, au Portugal, au Vietnam, etc ... mais plus éloignées de l'Europe.

Ses nombreuses qualités

L’ardoise est une pierre naturelle imperméableimputrescible, qui résiste à toutes les intempéries,  et aux pluies acides. De plus, Elle est 100% naturelle et sécuritaire puisqu’elle est ignifuge.

La pose de l’ardoise s'adapte à tous les types d’exigence en matière d’architecture et offre une finition parfaite.

L’ardoise, donne une touche d’élégance et de noblesse aux bâtiments rehaussant ainsi leur valeur esthétique et marchande et il existe des ardoises naturelles de différentes couleurs allant du gris clair, au gris bleuté en passant par le vert jusqu'au noir et même le violet.

Utiliser l’ardoise naturelle pour recouvrir une toiture ou une façade offre de nombreux avantages puisque ce matériau ne nécessite aucun entretien particulier et peut durer au-delà de 75 ans s’il est posé selon les normes prescrites et, bien évidemment, par un artisan spécialisé.

Une ardoise de qualité doit être exempte de pyrite traversant sachant que les pyrites sont des occlusions métalliques qui rouillent avec le temps et fissurent l’ardoise (bien que certaines ont de la pyrite de cuivre qui ne rouille pas mais on sait que trop de pyrite reste inesthétique). Le choix de l’ardoise est vraiment très important car il y a beaucoup de carrières différentes mais avec des qualités de schiste qui le sont tout autant. Par exemple, certaines ardoises ont un schiste très cassant (ce qui pose des problèmes lors de la taille de celles-ci).

L’ardoise peut être posée sur différentes formes de couvertures : circulaire, cintrée etc.... Les modèles sont également de différentes formes et les techniques de pose sont étudiées en fonction des pentes de couverture et de la forme des supports-combles.

Il faut savoir que l'Allemagne utilise une technique et une forme d’ardoise qui lui est propre et bien spécifique. Cette technique s'appelle la couverture en Schuppen : http://www.rathscheck.fr/francais/Technique-de-pose/Belgique_Luxembourg/Couverture-en-Schuppen/

De la carrière à l'ardoise

Prenons l'exemple d'une carrière d’extraction d’ardoise qui se situe en Galice en Espagne. 

On découpe en strates successives les différentes parois afin d’extraire des blocs de schiste d’ardoise. La paroi est découpée à l'aide d'un fil diamant utilisant la même technique que le fil à beurre.

Les blocs, ainsi découpés de la montagne, sont ensuite fractionnés en morceaux plus petits puis acheminés vers l’usine de traitement.

Il faut savoir que seul 5% de l’extraction terminera en modèle de couverture. Les 95% de déchets restants seront donc évacués pour retourner à la nature d'où l'importance de choisir une bonne carrière de schiste.

Une fois à l'usine, les blocs d’ardoise sont découpés une première fois par pains de roche, puis une seconde fois par blocs aux dimensions de l’ardoise voulue.

Les ardoises sont ensuite taillées à la main dans la majorité des carrières. Un bloc d’ardoise, un burin, un marteau et le bloc est tranché en ardoises de 3.5 à 5 mm environ selon le type de bâtiments à couvrir.

Artisan découpant l'ardoise naturelle

Artisan découpant l'ardoise 

Les ardoises se taillent à l’aide d’un marteau d’ardoiser et d’une enclume. Celles-ci sont taillées à l’envers de façon à garder l’épaufrure sur le pourtour de celles-ci. Il existe également des ciseaux d’ardoisier pouvant exécuter le même travail.

La forme la plus utilisée d'ardoise naturelle est rectangulaire et d'une épaisseur fine et régulière de 3 millimètres (à l'exception de celles utilisées pour la rénovation des monuments historiques qui sont en général d'une épaisseur de 4,5 à 5 millimètres).

Les ardoises sont ensuite palettisées et rangées de façon très serrées à l’aide de maillets.

Le choix de l’ardoise repose sur une succession de critères esthétiques et techniques : choix du gisement de schiste d’origine, critères de tri, format, dimension, épaisseur, mode de fixation,… La mise en œuvre est, quant à elle, régie par des règles de l’art clairement établies et connues par l’artisan.

L'artisan-couvreur assume la garantie de la toiture qu'il pose d'où l'importance, pour lui, de choisir, tout d'abord un très bon gisement de schiste ainsi qu'une très bonne qualité d'ardoise naturelle.

La qualité finale d’une toiture en ardoise, tant sur le plan technique qu’esthétique dépend, elle, tout d'abord du choix de l’ardoise elle-même mais également, et surtout, de la qualité apportée à sa mise en œuvre.

Dans les pays du Benelux ainsi qu’en Suisse, la technique de fixation au crochet tend à se généraliser. Les prescriptions correspondantes sont reprises pour les pays du Benelux dans les NIT (Note d’Information Technique) n° 195 et 219 du Centre Scientifique et Technique de la Construction.

Pour ce qui est de la fixation des ardoises, elle peut se faire de 2 façons bien distinctes :

  • soit on parle d'une pose ‘’au clou’’
  • soit on parle d'une pose ‘’au crochet’’ en inox ou en cuivre

en fonction de la spécificité de la surface à couvrir.

Il faut savoir que la pose par crochets devient de plus en plus courante (sauf dans le cas de pentes de 19 à 24° où l'étanchéité ne serait pas assurée.

Les crochet sont en cuivre électrolytique d'un diamètre de 3 mm ou en acier inoxydable de 2,5 mm de diamètre. Leur longueur doit être supérieure à la hauteur du recouvrement de 4 à 10 mm et une des extrémités est repliée sur 20 mm.

Il existe 2 sortes de crochets :

  • le crochet à pointe ou à piquer qui se cloue dans la volige ou le liteau
  • et le crochet à agrafe qui s'accroche au support.

Chaque ardoise est donc fixée par 4 crochets.

 Ardoises fixées aux crochets
Fixation au Crochet des ardoises

En fonction de la pose choisie, une étude de pente sera réalisée par le couvreur pour calculer son recouvrement qui devra être supérieur à la capillarité donnée. La capillarité étant la remontée d'eau qui s'effectue entre deux surfaces accolées. 

Elle est très importante dans la pose d'une couverture en ardoise car c'est elle qui déterminera le recouvrement des ardoises à s’imposer pour éviter les infiltrations.

Les dessins en Ardoise Naturelle

En plus de toute cette technique, Un très bon artisan doit également être capable de réaliser de très beaux dessins en ardoise tout en respectant les règles de l'art de l'étanchéité.

Voici les exemples de décorations possibles sur les façades créées par Toiture Castro qui se situe à Anderlecht vers Bruxelles, en Belgique :